L’histoire et l’écriture sur les mathématiques ont révélé parfois des récits anecdotiques sur des nombres particuliers pour des raisons mystiques, métaphysiques ou philosophiques.
A titre d’exemple, les babyloniens associaient le chiffre 7 au démon car ils ne pouvaient pas l’inverser.
Pour les égyptiens, le nombre 1000 000 était un nombre astronomique au point qu’ils l’avaient représenté par un Dieu accroupi, levant ses deux bras vers le ciel devant la voute céleste
Pour les grecs, le nombre 10 est un nombre parfait qui contient tous les rapports 1+2+3+4 =10. Le 1 représente le point ; le 2 représente la ligne ; le 3 représente le triangle et le 4 représente la pyramide.
Mais d’autres nombres qui ne sont pas entiers jouent un rôle très utile dans les calculs approximatifs tels que 3,14 ou bien 26/9 ou 22/7 et enfin le nombre d’or qui correspond à 1, 618
Ce dernier nombre est célèbre aussi bien dans les domaines mathématiques métaphysiques, dans la composition musicale, dans la poésie, l’architecture etc.…
Quelle est l’origine de ce nombre d’or de 1, 618 ?
Les grecs étaient obnubilés par l’étude du corps humain. Ils cherchaient son symbole de santé, appelé le pentagramme. Ils se sont mis à faire une série de calculs avec une règle et un compas et ils ont abouti à une formule mathématique qui est 1 + racine de 5, le tout divisé par 2, a donné le nombre de 1, 618
Ce nombre a connu plusieurs appellations suivant les époques
Euclide le désignait dans ses éléments par l’expression « partage en extrême et moyenne raison »
A la Renaissance, Lucas Pacioli avait écrit tout un livre sur ce nombre et le désignait par « la Divine Proportion ». Quant à Léonard de Vinci, le père de la Joconde, il l’avait qualifié de « Section dorée ». Et l’astronome Kepler l’avait appelé « joyau de géométrie »
Sa désignation par « nombre d’or » ne date que du début du XXème siècle.
En dépit de ses origines religieuses, le caractère le plus étonnant de ce nombre vient du rôle qu’il joue comme paramètre essentiel dans la nature. Les proportions des hommes, des plantes et des animaux obéissent toutes au dénominateur commun de ce nombre d’or.
Son ubiquité dans la nature dépasse la seule coïncidence. Les anciens avaient déduit qu’il traduisait la pensée du Créateur de l’univers. C’est pourquoi les savants de l’antiquité l’ont appelé « la Divine Proportion ».
Léonard de Vinci avait dessiné un « homme nu », nommé « l’homme Vitrius » en mémoire à Marcus Vitruvius, l’architecte de la Rome antique. Par ce dessin, Vinci a démontré ce que les anciens avaient trouvé dix sept siècles avant lui, que le corps humain est composé de différentes parties entre lesquelles le rapport est toujours égal au nombre d’or : 1, 618.
A titre d’exemples : la distance qui va du sommet de la tête jusqu’au sol, divisée par la distance qui va du nombril jusqu’au sol, donne 1, 618
La distance entre le sommet de l’épaule et le bout du plus grand doigt, divisée par celle qui sépare le coude au plus grand doigt donne aussi 1, 618
La hanche au sol divisée par le genou au sol, la distance entre les phalanges des doigts et des orteils, entre les vertèbres etc.……… donne toujours 1,618.
Dans une ruche d’abeilles, la population des femelles qu’on appelle les ouvrières est plus importante que celle des males. Si on divise la population des femelles par celle des males appelés « faux bourbons », on obtient toujours le même nombre 1,618.
Dans un coquillage en spirale qui remplit d’eau ses loges pour contrôler son immersion, la proportion entre le diamètre de chaque spirale et celui de la suivante donne 1,618.
Dans une fleur de tournesol, les graines poussent en spirales opposées. La proportion entre deux spirales adjacentes est de 1, 618.
Les pommes de pin, divers feuillages avec leur tige, des segmentations d’insectes, tous présentent la même conformité au nombre magique 1, 618.
Les anciens en découvrant ce nombre étaient certains d’avoir découvert la pierre angulaire de la création Divine. Le chaos apparent du monde repose au contraire sur un ordre sous jacent parfait.
Tout ce qui gravite dans l’univers respecte cette divine proportion : les pyramides d’Egypte, la Tour de Pise, les immeubles, sans oublier les œuvres d’arts plastiques qui doivent respecter scrupuleusement ce nombre d’or de 1, 618
En additionnant les 4 chiffres de ce nombre : 1+1+6+8= 16 = 1+6=7
C’est le nombre magique répété plusieurs fois dans le Coran : 7 cieux, 7 portes du Paradis, 7 mers, 7 continents en ajoutant le pole nord et le pole sud, les 7 merveilles du monde, les 7 étoiles polaires.
Dans le Coran le nom d’Allah est répété 2698 fois, c’est-à-dire : 2+6+9+8 = 25 : (2+5= 7)
Dans les Arts Plastiques, toutes les œuvres des grands maîtres de Léonard de Vinci à Van Gog ont été réalisées avec le respect par ces peintres du nombre d’or afin de respecter l’équilibre du tableau.