Es-tu mère ou maman?

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maman

F.Zahra Fathi

Cette question, consciente ou non, habite le cœur et l’esprit de chaque maman, car donner la vie et la transmettre est à la fois une grande joie et une grande responsabilité (qui incombe aussi aux pères !). Mais, il ne faut pas s’illusionner : il n’y a pas de réponse décisive à cette question.

En revanche, il existe bien différents profils de femmes ; mère, maman ou bien les deux à la fois.

Certaines s’ajustent aux besoins de leur enfant en constante évolution, d’autres sont plus distanciées ou au contraire, omniprésentes. Dans cette aventure de la maternité, l’enfance, et notamment la figure de sa propre mère, jouent un rôle déterminant… Car, pour pouvoir accueillir son enfant en toute liberté, il faut être au clair avec l’enfant qu’on a été.

Je me suis toujours posée cette question, qui suis-je par rapport à mes enfants ?

En fille, j’ai été éduquée et, à devenir femme on m’a préparée ; ensuite à être épouse on m’a initiée mais pour enfanter à aucun moment on m’a demandé qu’il fallait que je sois mère ou maman ; il fallait que je l’apprenne de moi-même, que je le devienne, certes, mais comment allais-je m’y prendre ?

Alors encore une fois quelle différence y’at-il entre ces deux appellations ?

« Ma maman est belle et gentille, ma maman me ramène plein de cadeaux, ma maman est toujours là quand je rentre de l’école et me servir mon goûter….. »

« Ma mère n’accepterait pas que je sorte le soir, ma mère et moi sommes tout le temps en total désaccord, ma mère refuse de me donner de l’argent »

Ce n’est pas très clair, me diriez vous, alors je vous explique ; nos enfants, eux savent faire la distinction, car chez eux MERE et MAMAN ne signifient pas la même chose :

Chez l’enfant « maman » va avec Amour, Tendresse, Chaleur, Sourires, Câlins, Cadeaux, Jouets, Sorties, Voyages, Caresses….tant qu’il est heureux et content, tant qu’on ne lui reproche rien, que tout ce qu’il demande est accepté, qu’on ne lui ordonne pas d’aller faire ses devoirs…….c’est ma maman aimée et adorée.

En revanche quand, on commence à faire des remarques, à interdire des choses, à crier, à gronder, à ne plus faire de compliments, etc…. on devient sa mère.

Ces deux casquettes nous appartiennent et, à nous de les utiliser à bon escient sans pour autant exagérer dans le port de l’une ou de l’autre.

Par ailleurs et, les expériences l’ont prouvé, pour son bien-être physique et moral, pour son équilibre psychique, notre enfant grand ou petit, a besoin de nous voir

porter les deux casquettes, il a besoin de grandir et de s’épanouir sous l’aile protectrice de la mère et, de l’aile cajoleuse de la maman et, l’une ne va sans l’autre ; c’est en réalité un jeu de rôles que doit savoir accomplir une femme qui enfante.

L’autorité est incarnée par la Mère ; elle élève, éduque, apprend les bonnes manières, guide, conseille, forge….

L’amour est octroyé par la Maman qui, elle veille les nuits, nourrit, câline, embrasse, fait des cadeaux…..…..

Ainsi, et pour revenir à ce que j’ai dit précédemment, nos enfants savent, eux quand ma maman est là et, quand ma mère est là ; ils savent aussi que quand ma mère porte sa casquette, il ne faut pas trop demander, voire dépasser les limites qu’elle a instaurées. Avec maman l’indiscutable peut être discuté et, par conséquent accepté et, même appliqué.

Toutefois, mères ou mamans, nous ne faisons que reproduire un scénario de vie que nous, enfants avions vécu quand nous étions chez nos parents ; nous calquons sur notre progéniture ce que nous avons, nous reçu comme éducation, principes, valeurs, croyances……. Nous faisons l’effort de changer le cours des choses que si nous admettons que nos propre parents ont failli quelque part, le cas contraire, le copier coller demeure infaillible.

Cependant, mère ou maman l’amour inconditionnel porté à notre enfant ne doit pas en faire ni un complexé solitaire, ni un « pourri » révolté.

Certes aimer son enfant est instinctif mais de quelle manière l’aimer est, personnel. Ma mère, elle voulait que je fasse des études de droit, ma maman quant à elle m’a laissé libre choix, elle rajoutait «à l’occasion » que quoique je fasse, quelque soit ma décision, je serai toujours sa petite fille adorée.

Par ailleurs, et pour finir, il faut savoir que nos enfants n’ont pas besoin uniquement d’une mère ou à l’inverse d’une maman ; pour pousser et grandir sains d’esprits, ils ont besoin d’avoir les deux protagonistes ; tout comme nous aujourd’hui adultes, petites, nous devions sentir la présence de l’autorité qui nous remettait sur les rails en cas de déviation et qui nous dictait la conduite à suivre et, d’autre part des câlins et des bisous d’une personne tendre, douce et bienveillante.

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